(Cercle Circassien)
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Le Malin que je sens en toi
il trépigne et danse de joie
je t'en conjure ne le laisse pas
manger ton cœur et guider ta voix

Doucement, il s'immisce en toi
à ta table déjà il s'invitera
et les noces ne tarderont pas
le mal tu enfanteras

Lutte avec tes ongles,
ton bras tout ton corps
pas un bout de terre ne lui laisseras
lutte avec ton cœur qu'irradie l'amour
au fond du néant tu le repousseras

Le Malin que je sens en toi,
Il trépigne et dicte tes choix,
je t'en prie ne le laisse pas
dévorer ton cœur et ronger ta foi

Ce Malin qui dicte tes mots
Est si sûr de lui qu'il devient roi
Il s'empare de tous nos drapeaux,
nos blasons, nos contrées et nos croix

Lutte avec ce sang
qu'il protège si dur
Il a peur des pactes, des vies enlacées
Il corrompt nos sages, ils se croient si purs
Naguère vainqueurs se sont endiablés

Bien malin est celui qui croit
que la rencontre n'arrivera pas
il te guette, attend le faux pas
et tapi dans l'ombre, soudain surgira

Le contrat qu'il te préparera
je t'en conjure, ne le lis pas :
la puissance de l'or ne valent pas
qu'on se renie Dieu, qu'on se renie soi

lutte avec ton cœur,
ton corps et ton âme
pas un bout de terre ne lui laisseras
et n'écoute pas, que brûle la flamme
qui endurcit le feu qui te sauvera.

Toi, Malin, qui attends ton jour
Vil sournois, tu connais tout de nos vies
Mais tu sais que je reste sourd
A toutes tes ruses, toutes tes félonies

Non, mon cœur n'est pas assez lourd
Pour tomber, soulagé, dans l'infamie
Je résiste, prie contre ce jour
Où la foule envoûtée t'aura choisi

Je lutte avec mon cœur,
mon corps et mon âme,
Je lutte avec mon cœur et garde raison
Je lutte avec ton cœur, ne suis pas la flamme
qui brûlerait mes liens vers d'autres horizons.