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Le Malin que je
sens en toi
il trépigne et danse de joie
je t'en conjure ne le laisse pas
manger ton cur et guider ta voix
Doucement, il s'immisce
en toi
à ta table déjà il s'invitera
et les noces ne tarderont pas
le mal tu enfanteras
Lutte avec tes
ongles,
ton bras tout ton corps
pas un bout de terre ne lui laisseras
lutte avec ton cur qu'irradie l'amour
au fond du néant tu le repousseras
Le Malin que je
sens en toi,
Il trépigne et dicte tes choix,
je t'en prie ne le laisse pas
dévorer ton cur et ronger ta foi
Ce Malin qui dicte
tes mots
Est si sûr de lui qu'il devient roi
Il s'empare de tous nos drapeaux,
nos blasons, nos contrées et nos croix
Lutte avec ce sang
qu'il protège si dur
Il a peur des pactes, des vies enlacées
Il corrompt nos sages, ils se croient si purs
Naguère vainqueurs se sont endiablés
Bien malin est
celui qui croit
que la rencontre n'arrivera pas
il te guette, attend le faux pas
et tapi dans l'ombre, soudain surgira
Le contrat qu'il
te préparera
je t'en conjure, ne le lis pas :
la puissance de l'or ne valent pas
qu'on se renie Dieu, qu'on se renie soi
lutte avec ton
cur,
ton corps et ton âme
pas un bout de terre ne lui laisseras
et n'écoute pas, que brûle la flamme
qui endurcit le feu qui te sauvera.
Toi, Malin, qui
attends ton jour
Vil sournois, tu connais tout de nos vies
Mais tu sais que je reste sourd
A toutes tes ruses, toutes tes félonies
Non, mon cur
n'est pas assez lourd
Pour tomber, soulagé, dans l'infamie
Je résiste, prie contre ce jour
Où la foule envoûtée t'aura choisi
Je lutte avec mon
cur,
mon corps et mon âme,
Je lutte avec mon cur et garde raison
Je lutte avec ton cur, ne suis pas la flamme
qui brûlerait mes liens vers d'autres horizons.
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